politique énergétique européenne et compétitivité industrielle des États membres

Énergie, compétitivité et One Market Act : pourquoi l’Europe est en train de changer les règles industrielles

Au cours des derniers mois, l’Italie et l’Allemagne ont engagé un dialogue direct sur un sujet qui dépasse largement les seules politiques énergétiques :
la capacité de l’Europe à rester un continent industriel.

Derrière des termes apparemment institutionnels — neutralité technologique, compétitivité, marché unique — se joue en réalité la décision de savoir où seront fabriqués les biens au cours des 20 prochaines années.

Ce n’est pas une question abstraite : cela concerne les sites industriels, les investissements, l’emploi et la continuité de la production.

Le problème : toutes les industries européennes ne partent pas du même point

Aujourd’hui, une entreprise européenne ne concurrence pas seulement sur la qualité du produit ou sur l’innovation.

Elle concurrence aussi — et souvent surtout — sur le coût de l’énergie.

Si deux entreprises produisent le même composant mais :

  • l’une paie l’énergie 80 €/MWh

  • l’autre 160 €/MWh

ce n’est plus une compétition technologique.
C’est une compétition de structure de coûts.

Et c’est précisément là que naît le problème européen :
le marché unique existe pour les biens et les règles… mais pas pour l’énergie.


Pourquoi la compétitivité industrielle dépend de l’énergie

Ces dernières années, de nombreuses entreprises européennes ont commencé à déplacer leur production hors d’Europe.

Non pas parce que l’Europe a perdu ses compétences.

Mais parce qu’elle est devenue imprévisible en matière de coûts industriels.

Un site de production moderne exige :

  • continuité opérationnelle

  • planification pluriannuelle

  • amortissements longs

  • stabilité énergétique

Si le coût de l’énergie varie radicalement d’un pays à l’autre ou d’une année à l’autre, l’investissement devient un risque financier, et non plus industriel.

Et lorsque le risque augmente, le capital se déplace.


Neutralité technologique : que signifie-t-elle vraiment?

L’un des points centraux du débat européen est la fameuse neutralité technologique.

En termes simples :

l’Europe ne veut plus imposer une seule solution énergétique valable pour tous.

Parce que l’industrie n’est pas uniforme.

Une aciérie, un data center et une ligne agroalimentaire n’ont pas le même profil énergétique.

C’est pourquoi la nouvelle orientation politique vise :

  • les renouvelables là où elles fonctionnent le mieux

  • le nucléaire là où il garantit la stabilité

  • l’hydrogène là où il est efficace

  • le gaz là où la continuité est nécessaire

Ce n’est pas un retour en arrière.
C’est une tentative d’éviter une erreur classique des politiques industrielles : appliquer une règle unique à des systèmes différents.


One Market Act : le véritable objectif

Le projet européen vise à créer un véritable marché industriel unique.

Pas seulement le libre-échange, mais des conditions de production comparables.

Concrètement :

une entreprise doit pouvoir décider où investir en Europe sans que le choix dépende uniquement de la facture énergétique.

Pour y parvenir, trois éléments sont nécessaires :

  • une énergie plus prévisible

  • des règles industrielles harmonisées

  • des incitations coordonnées entre les pays

Ce n’est qu’ainsi que l’Europe pourra rivaliser avec des économies qui planifient à l’échelle continentale, comme les États-Unis et la Chine.


Ce qui change pour les entreprises

Si le plan fonctionne, la manière même de gérer la production changera.

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises fonctionnent selon une logique défensive :
on intervient quand quelque chose se casse.

Demain, la logique deviendra stratégique :
la continuité de production fera partie de l’avantage concurrentiel.

Lorsque l’énergie est stable et prévisible :

  • les investissements reviennent

  • les lignes restent en Europe

  • la maintenance devient planification

  • l’arrêt d’installation devient un risque économique réel

Et non plus seulement technique.


Le véritable enjeu : où produira-t-on demain?

La question énergétique européenne ne concerne pas uniquement la durabilité environnementale.

Elle concerne la géographie industrielle du futur.

Un continent incapable de produire de manière stable devient inévitablement dépendant de ceux qui le peuvent.

C’est pourquoi le débat entre l’Italie et l’Allemagne n’est pas politique :
il est industriel.

Et le One Market Act est avant tout un projet de souveraineté productive.


Conclusion

Dans les prochaines années, ne gagnera pas celui qui aura l’énergie la plus « parfaite », mais celui qui aura l’énergie la plus fiable.

Car dans l’industrie mondiale, la véritable innovation n’est pas de produire une fois mieux que les autres.

C’est de réussir à produire toujours.

🟢 Article Content Page sur la continuité de production liée à la politique énergétique européenne, susceptible de déterminer des avantages compétitifs entre les industries des différents États membres.

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